Partager l'article ! Une évidence: Toi et moi c'était plus que le destin, lorsque je t'ai vue pour la première fois au fond de cette salle, te rongeant les ong ...
Toi et moi c'était plus que le destin, lorsque je t'ai vue pour la première fois au fond de cette salle, te rongeant les ongles par ennui, sans doute pressée de rentrer chez toi après une longue journée de travail. Tu marchais à grands pas vers la gare, sans doute prête pour le RER et ses heures de pointe. C'est d'ailleurs là que je t'ai retrouvée, sur le quai, le nez plongé dans ce magazine que tu n'as pas pu terminer ce matin, étant donné que tu avais pris le train de huit heures quarante-et-un...
Et puis nos regards se sont croisés. Tu t'es mise à rosir puis à rougir, et je me suis mis à sourire, instantanément. J'ai commencé à te parler de la journée harassante d'aujourd'hui, puis de la chaleur ambiante et de la météo du lendemain. Je savais que tu t'en fichais, moi aussi d'ailleurs. Je cherchais juste le moyen de me rendre intéressant, intelligent à tes yeux, car tu me paraissais si différente, si douce avec ton joli minois, ta petite taille et tes cheveux fins.
Jour après jour, on s'est donc surpris à parler de tout et de rien, de potins, de politique, voire de logarithmes... Du coup, je commençais à me sentir proche de toi. Et tu le savais. Mes amourettes devinrent des sentiments, tu le sentais. Alors tu riais, tu ricanais. Tu pensais que j'étais fou, lorsque tu allais sur mon blog, et que tu lisais les déclarations d'amour enflammées qui t'étaient destinées, comme de grandes flèches d'amour pointées sur ton coeur. Tu te marrais comme une baleine avec tes copines sans savoir que, toi aussi, tu commençais à ressentir quelque chose pour moi. Et moi de faire semblant, comme si de rien n'était, de nier tous mes états d'âme.
Tu t'étais pourtant jurée de ne jamais tomber amoureuse, parce que tu pensais que tous les hommes étaient grossièrement les mêmes... Religieusement, tu écoutais tous les déboires sentimentaux de ta pauvre grande soeur, qui te conseillait de rester vieille fille pendant qu'elle te suggérait de te caser vite fait, à croire que, finalement, ton cas semblait préoccupant. Pour faire face, tu jouais alors les indifférentes, les filles indépendantes. Mais tu rêvais en secret du prince charmant, tout en étant persuadée qu'il n'existait pas, qu'on le trouvait uniquement dans les bons vieux contes de fée, sans te douter une seconde qu'il prendrait mes traits...
Tu as refusé de le voir, en te disant « Pourquoi moi et pourquoi pas une autre ? » A l'époque, tu ne savais pas que l'on n'expliquait pas les sentiments, et que le coeur avait ses raisons que la raison ignorait, définition même de la passion.
Mais malgré ça, on s'est tout de même laissé une chance. On a laissé jouer les violons, afin de faire taire les mauvaises langues...
Tu t'es alors rendue compte que je t'aimais, sincèrement, et surtout à quel point je n'avais jamais cessé de t'aimer. Tes chevilles se sont alors mises à enfler, lorsque tu as découvert que ta meilleure copine te jalousait... Et moi de me sentir chanceux, lorsque je savais que mon coeur battait en permanence pour le tien, tout en sachant que, quelque part, c'était toi que j'attendais. Puis de savoir que je ne m'étais jamais trompé à notre sujet...
Toi et moi, c'était plus que le destin : c'était une évidence.
Derniers Commentaires