Dimanche 13 février 2011 7 13 /02 /Fév /2011 19:18

 

Assis près de cette commère,

Je suis comme Homère.

Comme coincé dans cette galère,

aux allures de birème,

qui rame,

comme celle de la ligne trois,

et qui fonce sans états d'âme,

tel le cheval de Troie.

 

Le mobile devient alors ma ruse,

face à cette si jolie muse,

métisse, belle aux yeux d'améthyste,

jolie nymphe aux allures de Mètis,

qui me rend faible, séduit comme Ulysse le fut, jadis.

 

J'ai besoin d'un remue-méninges

pour faire sourire la sirène,

dans ce remue-ménage,

fait de rires et de sirènes.

Et d'une variante contextuelle,

pour faire craquer la belle.

 

Balavoine dans mon baladeur,

Hermès comme mon seul mentor,

son parfum pour me rendre narcissique,

pour la séduire d'un art si chic.

 

Puis je vois mon dessein s'escagasser,

crescendo, lorsqu'elle descend du métro,

et me zappe aussitôt,

telle la maudite Calypso,

descendue de son piédestal...

Par Karim TOUNKARA - Publié dans : LE QUOTIDIEN - Communauté : manuscrits en ligne (romans)
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